• CRITIQUE : The Maine - Forever Halloween

    CRITIQUE : The Maine - Forever Halloween

    « Forever Halloween » est le quatrième album que nous offre le groupe de pop/rock américain The Maine. Le quintette s'est toujours fait remarquer grâce à son évolution musicale entre chaque album. Cette dernière était particulièrement impressionnante dans « Pioneer », le disque précédent. Évoquant la misère, la musique en elle-même et bien évidemment l'amour, The Maine avait à mes yeux atteint son apogée avec cet album. La question est donc : ont-ils encore réussi à se surpasser avec « Forever Halloween » ?

     

    L'album débute avec « Take what you can carry », titre très efficace dès les premières notes et sur lequel il est difficile de se retenir de danser. « Forever Halloween » commence fort ! Vient ensuite « Love & drugs » où la voix de John O'Callaghan est particulièrement accrocheuse. Et le groupe n'a pas fini de nous faire bouger puisque s'en suit « Run », mon titre préféré de l'album, avec des paroles assez crues et sombres : « You put the gun in my hand, so now run ». Cependant, ce début très dansant est loin d'annoncer la couleur de l'album et le message que le groupe souhaite faire passer.

    C'est bien connu, un album sans ballade n'est pas un album de The Maine. La première est « White walls », chanson à travers laquelle le chanteur supplie la femme qu'il aime de rester : « Please don't walk away ». Après « Happy », premier single de l'album, apparaît le morceau « Birthday in Los Angeles » qui est très surprenant de la part du groupe avec son côté très "vieillot", et même musique de vieux film. Les paroles sont également très spéciales (John s'adresse directement à la ville de Los Angeles) et se terminent par un « Fuck you L.A. ». The Maine frappe encore une fois par son originalité.

    Les chansons s'enchaînent et on constate qu'il n'y a vraiment rien à jeter. « Kennedy curse » fait pour moi partie des vraies perles de l'album, tout comme « Fucked up kids ». Ce dernier titre, comme son nom l'indique, est très négatif au niveau des paroles. La fin de la chanson n'est pas sans rappeler « We'll all be », morceau du premier album du groupe où les cinq membres chantaient ensemble : on retrouve la même chose ici.

    Néanmoins, le vrai côté sombre de « Forever Halloween » est révélé avec les deux derniers titres. « These four words » brise le cliché des "trois mots" : « I love you ». En effet, John O'Callaghan, simplement accompagné d'une mélodie au piano, chante « These four words don't come easy. I don't love you ». Il s'agit de la chanson la plus triste de l'album, mais également de la plus sincère. Enfin, « Forever Halloween » clos l'album qui porte le même nom. Autant dire que ce morceau qui dure plus de cinq minutes est un vrai bijou. Il commence tout d'abord très doucement avant de laisser apparaître sur le refrain une atmosphère sombre qui correspond parfaitement à l'ambiance de Halloween. Jared Monaco nous laisse apprécier ses talents de guitariste sur la fin avec un solo des plus impressionnants. Car oui, l'album se termine sur un solo de guitare.

     

    Le défi de The Maine est donc relevé : ils ont fait encore mieux que « Pioneer » ! Le thème le plus présent dans cet album semble cette fois-ci être la génération des personnes âgées de vingt à vingt-cinq ans (âge des membres du groupe) qui est décrite de manière très négative, que ce soit de manière explicite (Fucked up kids), ou de manière implicite (Run, These four words). Le nom de l'album qui dit que Halloween est constamment présent prend alors tout son sens. Le groupe a donc une vision peu positive de sa génération et dénonce cela à travers tout l'album. « Forever Halloween » est-il l'album de l'année ? Il y a de grandes chances que ce soit le cas.

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